WE en Vanoise au refuge de Prariond : rencontre avec l'improbable

publié le 10 avr. 2017 à 00:27 par Bernard Drouere   [ mis à jour : 21 sept. 2017 à 07:35 ]
Sur une idée de Jacques, nous voilà partis ce vendredi 7 avril de Val d’Isère (Le Fornet, 1960) pour le refuge de Prariond (2324), Bernard, Jacques, Joachim, Joël et moi.
Montée sans encombre, avec en prime la redescente dans les gorges et les marmites du Malpasset, puis la rare joie de "marcher sur l'Isère"...
Bon accueil au refuge, du genre un peu rustique (dixit Joël) et une organisation quelque peu originale, avec menus travaux de pelletage juste au moment du repas, mais l'apéro du patron est là pour faire glisser...
Après une bonne nuit (heu... de celle des refuges...), et un déjeuner... rustique, nous partons samedi à 7h30 env. dans la suite de longs vallons qui montent vers notre objectif, la Grande Aiguille Rousse, avec les conseils du gardien qui garantit la poudreuse là-haut... Rencontre improbable (ils doivent avoir 2 fois mon rythme...) 4 djeunnss me rattrapent avec... ma paire de lunettes tombée de ma poche restée ouverte : grand merci à Nicolas !
Puis de bien longues traversées sur ce qui reste du "glacier des Sources de l'Isère" nous conduisent au col, surmonté par 110m d'une arête "qui se mérite" jusqu'à 3482m. Vue magnifique là-haut, avec le Grand Paradis qui nous tend les bras, nous sommes aux anges (fort !). Mais rien ne presse avec l'au-delà, restons sur Terre... vraiment pas si large que ça, cette arête à la descente, faut pas rater un virage, ni à droite, ni à gauche, Bernard veille au grain... Très belle poudreuse sous le col, petite pause avec Bernard (les 3 autres ont déjà filé, car des fois, la poudreuse ça sublime...), puis superbe moquette à poil plus ou moins ras (les 4 djeunns remontent déjà pour faire une 2ème descente !), et retour au refuge à 14h autour d'une bonne mousse, partagée avec les 4 djeunnss (alias mousquetaires).
Une bien belle course tranquille !

Une inondation (le sac orange !), un bon repas (rustique), une nuit réparatrice (stéréo garantie, merci à Jacques pour la technique son), un bon déjeuner (rustique), et nous revoilà sur les planches à 7h30 (on pointe !) en direction de la... Pointe de la Galise. Quelques pentes raides (merci à Joël pour l'assurance) et le verrou passé, nous voilà sur le tranquille plateau supérieur du glacier de Bassagne. Et là, rencontre très très improbable un peu à l'écart de la trace, un couteau égaré supplie qu'on lui épargne une froide nuit dans cette immensité plane... Montée tranquille jusqu'au sommet (pas revu Joachim, il a sans doute pris un TGV) où nous avons du mal à trouver voie et voix (trop fort !) parmi un groupe de 15 italiens (forza La Spezia !).
Là, c'est trop trop trop improbable : nos 3 mousquetaires m'attendent pour me réclamer leur rapière, enfin, le couteau (à raper...). Le truc pas possible, quoi !!!
Re-beau panorama, re-Paradis (Jacques s'y voit avec les étoiles...), lit sur moquette, puis neige transformée, mais sans Fourier (trop trop fort !).
Mousse et casse-croûte à midi au refuge, bise à Fernando et son équipe, et c'est... Val d'Isère à 14h, et encore les mousquetaires (trop sympa, ils nous ont attendus pour partager un brin de mousse !!!), et le retour aux contingences de ce qu'on appelle la civilisation...

Une bien bonne idée, Jacques, et une ambiance des plus sympas au sein de ce petit groupe, à refaire !