Cime de la Jasse printanière... ou presque

publié le 16 févr. 2020 à 12:31 par Jean-Luc Pinardon   [ mis à jour le·28 sept. 2020 à 02:57 par Bernard Drouere ]



Nous partîmes fort nombreux par un beau matin douceureux, l'esprit encore un peu brumeux et pas très confiants quant au skiant de la neige pendant que nous montions d'abord en vibram mais pour pas trop longtemps.
Sous les lacs, nous choisissons de monter par le vallon en rive gauche, plus tranquille... et pour quelques temps nous pouvons nous croire les seuls dans le secteur.
La neige était dure et rafraichissant était le vent qui nous faisait douter de la qualité d'une éventuelle moquette d'après midi et incitait même certains d'entre nous à mettre les couteaux pour assurer une montée finale confortable et sécurisante.
Point de
J'avais un moment évoqué l'idée de monter par l'tinéraire d'été histoire de profiter d'une vue dégagée sur la crête. Le vent m'incita pour deux raisons à garder raison et suivre la trace du troupeau. Arrivés là haut, il était évident que c'eut été pour le moins scabreux eu égard au vent et à son travail de transporteur sculpteur infatigable de crêtes acérées de corniches sans doute surplombante... Bien m'en a pris d'avoir eu la sagesse de renoncer à l'originalité. Nous arrivâmes là haut sans encombre, mais peu enclin au pique nique au sommet et à la sieste encore moins  eu égard au zéphyr pas doux qui nous cinglait et nous faisait même perdre l'équilibre.
Seul Joël risqua rapidement un oeil au sommet pendant que nous attendions fébrilement d'entamer une descente que l'on imaginait délicate.
Honte aux mécréants plein de doute que nous sommes ! Ce fut une moquette 4 étoiles, voire même de la poudre tassée pour qui a un peu d'imagination. Après quelques virages dans l'itinéraire de montée, nous tirons rive gauche en pariant sur la moquette. Pari gagné ! Lachage de grands virages et glisse à donf ... enfin presque... mais c'était vraiment très très bon !
On regagne les lacs du Vénétier pour se trouver un coin abrité du vent histoire de casser une petite croûte en espérant que les nuages qui menaçaient d'arriver ne nous croûtent pas la descente. Après lcirculation de boisson locale aux plantes, nous repartons droit dans le pentu du verrou des lacs. Là encore c'est tout bon.
Plus bas, il faudra composer avec une moquette un peu moins au poil, mais quand même pas si désagréable.
Ensuite, ce fut la piste entre chasse neige, dérapage, évitement de cailloux et une dernière pente un peu joueuse avant de déchausser vers 1500m.

Bref, une bien belle journée de printemps...