Stèle York-Mallory 27/09/2026

Stèle York-Mallory  27/09/2026

Avec l’automne, les alpages de Belledonne, les myrtilliers se parent d'un magnifique feuillage rouge flamboyant.

Le départ du Rivier d’Allemont, se fait à l’ombre du soleil, par le GR 549 « Tour des lacs des sept Laux » en direction du pas de la Coche, puis nous empruntons des sentes de passage de moutons dans les myrtilliers rougeatres, pour rejoindre le GR 738 (contraction Savoie - Isère) sous la pointe du Sifflet, où nous faisons une pause casse-croute, avant d’attaquer les contreforts de la Pointe du Sciallet. Pause déjeuner avant de redescendre dans la combe de la Grande montagne, et de remonter en direction de la brèche de Roche Fendue dans un dédale de rochers jusqu’au panneau « Sous la pointe de la Scia ». Après 700 m par un sentier très caillouteux, nous arrivons à la stèle « York-Mallory », chargée d’histoires. Ensuite la descente, parmi les myrtilliers flamboyants, n’ait qu’émerveillement, avant de retrouver la forêt.
Récit en images ICI.

Histoire de la Stèle « York - Mallory »

 

 

 

 

 

 

 

 

En août 1943, au début de la planification du débarquement en Normandie, Trafford Leigh Mallory est nommé commandant de toutes les forces aériennes alliées sur le front européen.

En août 1944, la bataille de Normandie arrivant à son terme, Trafford Leigh Mallory est nommé commandant en chef des forces aériennes alliées en Asie du Sud-Est (guerre contre le Japon). Le 14 novembre, il s'envole d'Angleterre pour se rendre à Naples, première étape du voyage devant l'emmener en Birmanie, avec son épouse Lady Doris. Lors du survol des Alpes françaises, son avion, un Avro York construit la même année, est pris dans une tempête de neige et s'écrase sur la chaîne de Belledonne au-dessus du village du Rivier d'Allemont. Tous les passagers sont tués. Trafford Leigh-Mallory est le plus haut gradé allié à mourir durant la guerre. Il est enterré, avec son épouse et les 8 membres d'équipage, au village du Rivier d'Allemont, où un petit musée retrace l'accident et les recherches qui ont suivi.

Trafford Leigh-Mallory est le frère cadet de l'alpiniste George Mallory, qui a trouvé lui aussi la mort en montagne, 20 ans plus tôt lors de l’ascension de l’Everest en 1924.

Histoire du vainqueur de l’Everest en 1924

Lors d’une interview de Miss Elisabeth Hawley ("Archiviste de l’Everest ») qui habitait à Katmandou (décédée en janvier 2018), une photo d’une jeune femme dans un cadre intrigua le reporter, et lui demanda si cette photo était d’elle, quand elle était petite.

La vieille dame américaine se précipita alors pour retirer le cadre miniature des mains de notre reporter, visiblement extrêmement troublée.
Selon elle la photo était « un cadeau d’un vieil ami », et elle remisa la photo dans un tiroir qu’elle ferma immédiatement à clef.

Après plusieurs mois d’enquête, il s’avère que la photo était celle de Ruth Turner (la femme de Georges Mallory). Elle a été trouvée sous le sommet de l’Everest, a une dizaine de mètres… le 27 mai 1975 par une expédition chinoise. Paradoxe, c’est la chinoise Phantog (seconde femme au sommet de l’Everest quelque jours après la japonaise Junko Tabei) qui aurait trouvé le médaillon.

Ce médaillon aurait ensuite été remis a Sir Edmund Hillary (vainqueur officiel de l’Everest) au début des années 80. Les raisons qui ont poussé les chinois a remettre la précieuse relique au Néo-zélandais ne sont pas très claires.

Mais c’est finalement le 27 janvier 2008, peu après la mort de Edmund Hillary, que la photo a été remise à Elisabeth Hawley par courrier, en lui demandant de faire connaître ce lourd secret afin que la postérité du vainqueur de l’Everest ne soit pas issu d’un mensonge.

La vieille dame n’avait jusqu’à maintenant jamais trouvé le courage de révéler ce lourd secret. Elle était très intime avec Edmund, et ne savait comment le faire. La perspicacité du reporter lui a donné cette opportunité.

Sir Edmund Hillary avait dit un jour « Mallory est peut être parvenu au sommet de l’Everest en 1924, mais je suis le premier a en être redescendu vivant ». Annonciateur, cette petite phrase marque aujourd’hui une réalité.

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